Thomas Voeckler, tout le monde connait sa fabuleuse épopée en jaune lors du Tour de France 2004, mais connaissez vous son histoire?
Peut-être trouverez un peu récurant le fait de parler de Thomas Voeckler... Ce qui est sur c’est que lors du Tour de France, édition 2004, vous en avez entendu parler. Puis, durant l’année 2005 le sujet a été moins dévellopé. Et si 2006 était le retour de Ti’Blanc, aprés sa victoire sur le Tour du Pays-Basque, une de ses plus belles victoires,on est en état de le penser...
Thomas Voeckler, est né le 22 juin 1979 à Schiltigheim dans le Bas-Rhin. A l’age de six ans, lui et sa famille déménagent en Martinique ou son père est medecin (à l’hopital de Colson). Son père est un passioné de la mer et transmet trés vite à son fils le gout du grand large. Thomas traversera notamment l’Atlantique sur un voilier alors qu’il n’est agé que de 11 ans. Mais deux ans plus tard, cette même mer lui apportera un grand malheur: son père disparait en mer alors que Thomas n’est agée que de 13 ans. Cette épreuve va l’endurcir et le rendre plus fort pour son autre passion: le cyclisme.
A son arrivée à la Martinique, il s’entrainait à l’Etoile cycliste du Lamentin puis à l’age de 12 ans au CC Trinité. Comme il le dit lui même “J’ai essayé d’autres sports, le foot, le tennis mais avec le vélo, ça a été un vrai coup de foudre, une passion. C’est ce qui m’a procuré les meilleures sensations”.C’est cette passion qui, à l’age de 17 ans, le pousse à rejoindre la métropole pour tenter une carrière dans le cyclisme, tout en continuant ses études. A la Martinique il était le numéro 1, il gagnait toutes les courses chez les cadets et, arrivé dans les Pays de la Loire, il devient un des meilleurs coureurs de la région. Il rejoint alors le sport-étude de Nantes ou il rencontre notamment Fabrice Salason avec qui il créra un lien d’amitié trés fort.
Il rejoint ensuite le Vendée U. J-R Bernaudeau le découvre “ Les premiers mois avec Thomas étaient difficiles car si il avait 18 ans, il en avait en fait 25 dans la tête. Le drame de son enfance l’avait endurci, il avait appris à gérer sa vie. Tétu, il savait tenir des propos parfois choquants, mais à côté de cela, il a des valeurs. De vraies valeurs. C’est aussi un sacré coureur dont je ne connais pas les limites”. Ces valeurs, c’est notamment son esprit d’équipe, il n’hésite pas à se sacrifier pour le groupe. Côté résultats, il arrive, par exemple, 2ème de Paris-Roubaix espoirs en battant au sprint...le belge Tom Boonen, rien que ça! “Il a une classe qui lui permet de dominer, explique J-R Bernaudeau, et comme il a une santé et un moral au dessus la moyenne, il a tout pour faire une grande carrière”
Sa carrière pro, quand à elle, débute en 2001 chez Bonjour. Il se démarque dés 2002 en étant le seul de son équipe à finir le Giro (sur un vélo qu’on lui a prété car l’équipe, croyant qu’il n’y avait plus de coureurs avait rembarqué le matériel!!). En 2003 il remporte le tour du Luxembourg, et collectione finalement 5 victoires.
Puis en 2004, c’est l’explosion: il remporte le championnat de France, puis, il porte pendant 10 jours le maillot jaune de leader sur le TDF. Il est aussi sélectionné pour les J-O d’Athènes (ou il finira premier francais).
L’année 2005 n’apportera à Thomas qu’une seule victoire (sur les 4 jours de Dunkerque) mais elle lui aura permit de beaucoup apprendre. En effet, grâce à son nouveau statut, ses directeurs sportifs lui permettent de faire les plus grandes courses internationales, il a notamment enchainé le Tour de France et la Vuelta. Tout laisse penser que cet apprentissage commence à porter ces fruits. En effet, avec une troisième place à l’Etoile de Bessège, une quatrième sur une étape de Paris-Nice et une victoire sur la cinquième étape du Tour du Pays-Basque, on espere que les succès vont s’enchainer et qu’il va confirmer son statut de remplacant de Richard Virenque dans le coeur des francais...